Foule continentale sur France-Inter

 

Nous avons écouté pour vous et vous conseillons d’écouter FOULE CONTINENTALE, émission hebdomadaire de la journaliste d’origine belge Caroline GILLET, présentée à une heure de grande écoute, tous les dimanches, de 13 heures 20 à 14 heures sur France-Inter, en coproduction avec la  RTBF (Radio-télévision belge de la communauté française).

Cette émission est une nouveauté de la grille 2018-2019, mais elle a été testée pendant l’été dernier avec une série de six émissions dont le succès a encouragé la chaîne à lui offrir une place régulière tout au cours de l’année.

Le principe est celui d’une série documentaire de 44 émissions de 30 à 40 minutes, au caractère européen affirmé et tournée résolument vers la situation et le vécu des jeunesses du continent. Caroline Gillet dresse semaine après semaine une galerie de portraits de jeunes européens, recueillant au plus près leurs engagements, leurs espoirs et leurs désillusions. Comment vit-on aujourd’hui dans ce continent polymorphe quand on a vingt ans ? Profite-t-on des mêmes facilités pour étudier et travailler à l’Est et à l’Ouest ? Rêve-t-on d’un même monde au Nord et au Sud ?

Tous les dimanches, Caroline Gillet est à l’écoute de jeunes rencontrés dans un des pays de l’espace européen au sens large et aborde avec eux des problématiques chaque fois différentes. Elle justifie ainsi le choix de  la première émission de la saison, qui l’avait amenée à Istanbul pour y interviewer une jeune militante féministe turque : « Pendant un moment très bref, l’Europe c’était Romain Duris et l’auberge espagnole. Aujourd’hui, quand j’en parle autour de moi, la thématique ennuie profondément. Un ami qui pourtant me veut du bien, a utilisé le terme « rebutant ».  Pour d’autres l’Europe c’est encore la dernière utopie. Le problème c’est que personne ne comprend vraiment ce qui s’y passe, ce que ça recouvre. On y projette ce qu’on veut et on s’y perd facilement.  Je suis à Istanbul pour voir où commence l’Europe, et quel miroir ce pays nous tend. Ça me semblait un bon point de départ pour une émission sur la jeunesse de ce continent dans un contexte disons le… tendu ».

L’étape suivante l’a conduite tout à l’Ouest, sur l’île de Batz, au large de la pointe bretonne, et, à travers les témoignages qu’elle a recueillis, interroge l’appartenance à une communauté, une île, un village, une Nation…

Elle est allée ensuite en Pologne et y a posé la question du patriotisme, puis dans son pays natal, la Belgique, où elle a abordé la problématique du vote et de l’engagement citoyen, et plus récemment à Barcelone où elle a évoqué, bien sûr, la situation régionale actuelle.

La dernière émission de la série que nous avons pu écouter (diffusée le dimanche 7 octobre dernier) s’écarte un peu du schéma tracé et initie une émission mensuelle qui sera désormais consacrée à l’interview d’un ancien fonctionnaire européen qui a encore ses entrées dans les institutions et qui explique comment sont traités par les instances de l’UE les  problèmes évoqués par les jeunes européens entendus dans les émissions précédentes.

Celle du 14 octobre était aussi très différente ; deux jeunes programmateurs de salles de concert de Londres et Budapest mangent ensemble, des pizzas à Oslo. Ils parlent musique. L’un et l’autre réfléchissent aux outils de résistance en Angleterre dans le contexte du Brexit et en Hongrie sous Viktor Orban.

Toutes ces émissions, comme celles qui suivront au cours de cette saison, sont disponibles en différé sur Internet [1].

[1] https://www.franceinter.fr/emissions/foule-continentale

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