L’Europe à la pointe de la lutte contre le changement climatique

L’Union européenne est à la pointe de la lutte contre le changement climatique depuis de nombreuses années, elle est mobilisée pour traduire concrètement en actes ses engagements internationaux. Elle a joué un rôle de premier plan lors de la COP21 à Paris fin 2015 pour permettre l’adoption du premier accord universel sur le climat.

L’Union européenne pionnière dans la lutte contre le changement climatique.

 

Elle s’est engagée dans cette lutte dès les années 1990, puis a précisé son action dans le cadre du protocole de Kyoto entré en vigueur début 2005. En 2009, elle a adopté le train de mesures « climat et énergies » fixant un objectif de réduction de 20% de ses émissions de gaz à effet de serre à horizon 2020. Avant la COP21, l’UE a démontré qu’elle avait réussi son pari. En 2014, elle a adopté un nouveau cadre pour le climat et l’énergie à l’horizon 2030 avec pour objectif de réduire d’au moins 40% ses émissions par rapport aux niveaux de 1990. Cet objectif a représenté la contribution de l’Union européenne à l’accord de Paris.

Le train de mesures de 2009 et le cadre sur le climat et l’énergie de 2014 s’inscrivent dans une feuille de route vers une économie à faible intensité de carbone à l’horizon 2050.

Les objectifs et stratégies climatiques de l’Union européenne.

Selon la feuille de route de la Commission vers une économie à faible intensité de carbone, l’UE devrait réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 80% d’ici à 2050 par rapport aux niveaux de 1990.

Les premiers objectifs, 20% de réduction à 2020 et 40% à 2030, sont complétés par des objectifs de réduction de 60% à 2040 et 80% à 2050.

Ainsi cette orientation est conforme à l’engagement souscrit par les dirigeants de l’Union européenne dans le cadre des réductions qui doivent être réalisées par les pays développés.

Il est certain que les mesures prises à un stade précoce permettent de réaliser des  économies ultérieurement, sinon il faudra des mesures beaucoup plus drastiques pour atteindre l’objectif.

En outre, tous les secteurs de l’économie doivent contribuer à la transition énergétique en fonction de leur potentiel économique et technologique.

Les grands secteurs responsables des émissions en Europe c’est à dire la production d’électricité, l’industrie, les bâtiments, la construction, l’agriculture devront prendre des mesures même si des différences existent quant au pourcentage de réduction pouvant être atteint. Nous pouvons rapidement évoquer la situation des principaux secteurs.

La production et la distribution d’électricité : ce secteur présente le potentiel de réduction le plus important. Il pourrait presque totalement éliminer ses émissions de CO2 d’ici à 2050. L’électricité pourrait en partie remplacer les combustibles fossiles dans les transports et les systèmes de chauffage. L’électricité sera produite à partir de sources d’énergie renouvelables telles que le vent, la biomasse ou le soleil. Il restera des centrales à combustibles fossiles à faibles émissions car elles seront équipées de technologies permettant le captage et le stockage du carbone.

Le domaine des transports pourrait atteindre plus de 60% d’ici à 2050. Les progrès concerneront d’abord les moteurs essence et diesel qui deviendront plus économes en carburant, puis les véhicules hybrides et électriques permettront d’accentuer la réduction des émissions. Enfin les biocarburants seront utilisés dans l’aviation et le fret routier.

Les bâtiments, logements et bureaux, pourraient atteindre un niveau de réduction de 90% en 2050. Cette performance sera possible grâce à l’utilisation de technologies passives pour les bâtiments neufs, la rénovation de bâtiments anciens, le remplacement des énergies fossiles par l’électricité et les énergies renouvelables dans les systèmes de chauffage et de refroidissement.

L’industrie atteindra plus de 80% de réduction d’ici à 2050. Les technologies utilisées seront plus économes en énergie. Après 2035, les technologies de captage et de stockage du carbone seront appliquées aux secteurs les plus énergivores comme la sidérurgie ou les cimenteries. Ce qui devrait accélérer le volume des réductions.

L’agriculture voit sa part augmenter dans les émissions totales de l’Union européenne. Cet accroissement est corrélé à l’augmentation de la demande alimentaire mondiale. Néanmoins des réductions sont possibles, elles concernent les émissions produites par les engrais, le bétail et le lisier. Les secteurs de l’utilisation des terres et de la sylviculture seront associés aux efforts de réduction, une proposition de la Commission a été adoptée pour cela. Des changements de consommation au profit d’un régime alimentaire plus riche en légumes et plus pauvre en viande contribueront également à réduire les émissions.

N’oublions pas le rôle de l’Union européenne dans l’aide qu’elle apporte aux pays les plus vulnérables pour leur permettre de faire face au changement climatique. Sur la période 2014-2020, l’Union mobilisera 14 milliards d’euros.

En conclusion :

Cette ambition nécessite des investissements importants. L’Union européenne a décidé de consacrer au moins 20% de son budget 2014-2020 à l’action climatique. Elle prévoit également des investissements annuels moyens de l’ordre de 1,5% de son PIB au cours des quatre prochaines décennies.

Toutes ces mesures visent à renforcer le rôle de chef de file de l’Union européenne dans la transition vers une énergie propre. Elles stimuleront l’activité grâce au développement de technologies nouvelles, elles aideront l’Europe à réduire son utilisation de ressources essentielles telles que l’eau ou la terre, elles permettront une moindre dépendance en énergies fossiles réduisant d’autant la facture des importations, enfin, grâce à la réduction concomitante de la pollution atmosphérique elles seront bénéfiques pour la santé.

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