L’ouverture à la concurrence des services nationaux de transport ferroviaire de voyageurs, prévue par le droit européen, n’est aucunement synonyme de privatisation de la SNCF. Elle doit permettre à d’autres entreprises ferroviaires de transporter des voyageurs sur le réseau français, de même que la SNCF peut déjà transporter des voyageurs sur le réseau de certains autres pays européens. C’est la base du marché unique européen : permettre à toutes les entreprises européennes de bénéficier de toutes les opportunités du grand marché commun. Cette ouverture se fait au bénéficie des usagers (augmentation et diversité de l’offre) et devrait favoriser le développement du ferroviaire relativement à d’autres modes de transport plus polluants. Elle se concilie parfaitement avec l’idée du service public, dont les caractéristiques resteront définies par les régions françaises (TER par exemple) ou par l’État (Intercités par exemple). Seulement, plutôt que d’être automatiquement confiés à SNCF Mobilités, ces services publics seront attribués aux entreprises ferroviaires ayant soumis la meilleure offre au meilleur prix.

Plus d’infos, cliquez ici.