Université de Limoges : une année record en matière de projets européens !



Dans le cadre du programme Horizon 2020 (H2020), l’Université de Limoges assure actuellement la gestion de 12 projets au total dont 7 en coordination dans des domaines allant de la céramique, l’optique/électronique, la santé ou la littérature:

Quel est le rôle d’UNILIM dans l’impulsion de ces projets ?

L’international constitue une dimension centrale et structurante de la stratégie de l’Université de Limoges. L’ambition de l’Université de Limoges est de faire en sorte que « l’international » infuse tous les projets de formation, de recherche ou de gouvernance pour leur donner plus d’envergure et renforcer l’attractivité et la visibilité de l’établissement sur la scène mondiale. Cette affirmation politique d’un engagement fort de notre université en faveur de l’internationalisation de la recherche et de la formation s’est traduit par un soutien à l’émergence et au développement de réseaux de recherche internationaux et à l’internationalisation des formations. La réponse aux appels à projets européens et internationaux concoure à cet objectif. Le programme H2020 est un projet moteur pour la recherche internationale et la communauté de chercheurs est sensibilisée aux différentes opportunités offertes par le programme. Pour soutenir cette activité, l’Université de Limoges a structuré une Cellule d’Appui aux Projets internationaux dont l’objectif est d’accompagner les chercheurs et les enseignants chercheurs tout au long du processus de dépôt de leurs dossiers.

Quelles sont les démarches à entreprendre lorsque l’on veut faire partie du programme Horizon 2020 ?

Lorsqu’un chercheur (ou une équipe de chercheurs) souhaite développer un projet ou une initiative dans le cadre du programme européen Horizon 2020, il doit identifier dans quelle mesure son idée correspond aux objectifs du programme et déterminer quels sont l’action et l’appel qui le concernent (éligibilité et pertinence de la candidature). Il doit ensuite constituer un dossier, le plus souvent en partenariat avec d’autres institutions d’enseignement supérieur et d’autres acteurs de la recherche et du monde industriel. Les différentes candidatures sont soumises à une rude compétition qui permet de décrocher le financement demandé. Les taux de réussite sur le programme H2020 sont variables en fonction des appels mais ne dépassent que rarement les 20%. S’il est retenu, le projet est géré contractuellement par l’institution qui emploie le chercheur et mobilise une grande diversité d’acteurs qui veillent à sa bonne exécution et préparent les différents rapports attendus par la Commission Européenne.

En résumé, cela consiste en 4 étapes :

  1. la veille stratégique des appels à projets ouverts ou dont l’ouverture est prévue ciblant des activités de recherche ou de formation à la recherche correspondant aux sollicitations du chercheur
  2. l’activation des réseaux : partenariats internationaux, points de contacts nationaux du programme H2020 et autres associations ou réseaux thématiques.
  3. le montage du dossier
  4. la gestion du projet

L’Université de Limoges dispose pour toutes  ces démarches d’une cellule support dédiée que les chercheurs sont invités à contacter.

Est-ce indispensable pour un centre de recherche, un laboratoire ou une université de bénéficier d’aides des institutions ?

Obtenir une labellisation de type Marie-Curie, ERC, Master conjoint… contribue à la visibilité et à l’attractivité internationale des équipes de recherche et des formations de l’établissement. Le laboratoire, structure d’accueil du projet, perçoit directement les retombées d’un projet H2020, que ce soit au niveau scientifique, au niveau financier ou au niveau communication. La participation à des réseaux européens offre un cadre de collaboration scientifique à forte valeur ajoutée. Pour les doctorants par exemple, ils constituent un avantage de taille au moment de démarrer une carrière de chercheur, en leur proposant une approche interdisciplinaire, intersectorielle et internationale et en leur permettant d’effectuer leur activité de recherche dans un réseau de forte renommée internationale. Les chercheurs confrontent ainsi différentes méthodes et savoirs en mettant en commun leurs ressources. De plus, dans un contexte de réduction des subsides nationaux, l’aide des institutions européennes est devenue essentielle au bon fonctionnement des activités de recherche de l’université.

Quel est le financement qu’a reçu l’Université de Limoges dans le cadre de ses projets inscrits au programme ?

Cela représente une enveloppe globale de 28 Millions d’euros pour l’ensemble des projets, tous partenaires confondus. L’Université de Limoges bénéficie à elle seule de 4.4Millions d’euros.

 Quel sont les principaux centres de dépenses ?

Les principaux postes de dépenses dans un projet H2020 sont les coûts de personnel, les frais de transport, les dépenses liées à la participation à des conférences spécifiques ou à l’organisation d’événements internationaux, les frais de publication et un budget réservé aux expériences et à l’achat de consommables. Le recours à des sous-traitants pour des tâches spécifiques est également éligible.

A titre d’exemple, les projets Marie Curie financent des doctorants ou post doctorants pour 36 mois, ainsi que les dépenses liées à leur formation ou à leur recherche : salaires pour 36 mois, équipement et consommables de laboratoire, déplacements pour les détachements ou les stages chez les partenaires, organisation d’écoles d’été et de sessions de formation. Une enveloppe est également attribuée pour les frais généraux liés à la mise en œuvre du projet : réunions de l’équipe de direction du projet, frais de communication ou d’évènementiel, site internet. Certains projets prévoient enfin d’embaucher un Project Manager sur les frais généraux pour assurer la gestion administrative et financière du projet.

Quel est le rôle d’un Project Manager ? Dans quelle mesure il est indispensable d’avoir des travaux de recherche au sein d’une université ?

Le Project Manager a pour mission d’assister le coordinateur scientifique du projet. Elle/Il doit tout d’abord instaurer une bonne communication entre les différents partenaires du projet, et s’assurer que chacun connait son rôle et ses missions. Il doit vérifier la bonne mise en œuvre du projet, en suivant la réalisation des objectifs dans le respect du calendrier communiqué à l’Europe.

Le Project manager doit ensuite collecter toutes les pièces justificatives prouvant la réalisation des objectifs, et rédige des rapports qu’il soumet à la Commission Européenne. Il assure également le suivi financier, contrôle les dépenses et rédige les rapports financiers. Il organise les réunions et les évènements de dissémination ou de formation (colloques, écoles d’été…). Il est de plus en lien avec tous les services de l’Université impliqués dans la mise en œuvre directe ou indirecte du projet (Agence Comptable, Scolarité, Ressources Humaines…).

Enfin, il est en charge de missions transversales, qui dépendent fortement du type de projet. Certains Project Managers s’occupent de la communication du projet, et doivent assurer la rédaction, la création, la mise à jour et le suivi d’outils de communication : site internet, réseaux sociaux, conception d’affiches… D’autres, selon leur profil et leur formation initiale, participent directement à la réalisation de livrables : scientifiques, administratifs, conception et animation de cours ou de sessions de formation de formateurs…

L’enseignement et la recherche sont les missions d’une université. La stratégie de recherche de l’Université de Limoges repose sur un soutien fort à une recherche d’excellence dans les domaines signatures de notre établissement, tout en favorisant l’émergence de pépites. Un élément majeur de notre stratégie est de renforcer le lien formation-recherche dans tous les secteurs. La volonté de l’Université de Limoges est d’attirer les étudiants d’excellence pour qu’ils puissent effectuer leur activité de recherche dans les laboratoires et instituts renommés ; l’objectif est également de donner les moyens aux enseignants-chercheurs de s’insérer et de développer des réseaux internationaux leur permettant d’être au contact des dernières avancées de la recherche et de différents courants scientifiques de pointe. Nous souhaitons conforter les potentialités de l’ensemble de la chaine d’innovation (formation initiale et continue, recherche, transfert, entreprises) du site. Cet accès au triangle de la connaissance favorise ainsi une meilleure insertion sur le marché du travail pour les étudiants.

Quel rôle joue l’Europe dans la direction des travaux, a-t-elle un pouvoir décisionnel sur ces derniers ? Ou les établissements agissent-ils en pleine liberté et autonomie ?

Dans le cadre de la participation au programme H2020, un contrat est établi entre l’Union Européenne  et l’institution coordinatrice du projet. Il s’agit du grant agreement qui énonce toutes les obligations des deux parties et valide la proposition de projet du coordinateur ; en plus des aspects scientifiques du projet de recherche,  il comporte un budget détaillé, un plan de travail détaillé et une description méthodologique de la mise en place et de la gestion des actions. Une partie qualité et  impact est également renseignée. Une fois que ce cadre déterminé par le porteur de projet et ses partenaires est validé par l’Union Européenne, l’équipe projet est autonome dans l’achèvement des objectifs fixés.

Un bref résumé des différents projets H2020 en coordination est disponible en allant sur https://ucloud.unilim.fr/public/1a4482  (p.7 « Une année record en matière de projets européens »)

Résumés pour les projets ATHOR, AMITIE, SUMCASTEC, POLYTHEA, STIMUL et TWODPS

Un seul projet n’y figure pas (lancé en 2016) : le projet RESOLVE, en cours de finalisation (antibiotic RESistance and mObile genetic eLements dissemination in enVironmEntal conditions). Il s’agit d’une bourse individuelle Marie Curie attribuée à une jeune chercheuse allemande accueillie au sein du laboratoire GEIST de l’Université de Limoges. Elle étudie le rôle potentiel des biofilms qui se développent dans les eaux usées d’hôpital et de la ville en tant qu’environnements potentialisant fortement la dissémination de gènes de résistance aux antimicrobiens.

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