Un dossier du journal le Monde : la bataille de l‘Atlantique nord

Le dossier de trois pages s’ouvre sur des témoignages de déception et d’amertume, à la suite du Brexit, de pêcheurs du premier port de pêche du Royaume-Uni, Peterhead sur la côte est de l’Ecosse.

L’intérêt vient de la distinction, rarement signalée dans la presse, entre la  pêche démersale (poissons de fond comme cabillaud et lotte) et la pêche pélagique (maquereaux, harengs…) dans la colonne d’eau à mi-hauteur entre le fond et la surface. Les pêcheurs britanniques du premier type, avec de petits bateaux, reçoivent cinq fois moins de quotas que ceux de la pêche pélagique avec de gros bateaux. Les petits patrons pêcheurs sont donc déçus par les négociations du Brexit. De plus, les Britanniques consomment peu de poisson : 80 % des produits de la pêche sont exportés et se heurtent au rétablissement des contrôles aux frontières.

L’autre intérêt du dossier est de mettre en relief le casse-tête géopolitique en raison de la variété de l’écosystème et du refus des autres pays côtiers de l’Atlantique nord (Norvège, Iles Féroé appartenant au Danemark) de laisser l’accès de leurs eaux aux navires britanniques.

Le Brexit, dans ce domaine, bouscule les relations ; retrouver un équilibre demandera du temps.

Enfin, une carte de « l’Atlantique nord réservoir des trois-quarts de la pêche européenne », accompagne le texte. La légende comporte deux thèmes :

  • L’importance stratégique des eaux britanniques (limites des eaux territoriales, volume de poissons pêchés, revenus générés, principaux ports) ;
  • Que change l’accord du Brexit ? (quotas récupérés ou rendus aux Britanniques, interdiction de pêche dans les eaux norvégiennes et des Iles Féroé).

Source :  Le Monde 5 octobre 2021. Dossier spécial : Eric Albert, correspondant à Londres.

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