Itinéraire européen des villes thermales historiques

Lors de précédentes Lettre Info, nous avons déjà évoqué certains itinéraires culturels du Conseil de l’Europe ; celui que nous allons suivre aujourd’hui concerne les villes thermales.

Pour rappel, ces itinéraires sont une invitation à voyager, à découvrir le patrimoine de l’Europe, à faire se rapprocher les peuples et à défendre les valeurs du Conseil de l’Europe comme les droits de l’homme, la diversité culturelle, le dialogue et les échanges.

« Prendre les eaux », comme l’on disait à l’époque, était très en vogue dans une certaine société des XVIIIème et XIXème siècles ; s’y déplaçaient les élites politiques mais aussi culturelles ; ainsi se développèrent, dans leur sillage, de grands hôtels, des casinos, des théâtres, des opéras, des jardins paysagers, afin de répondre aux exigences de loisirs et d’activités avant ou après la cure.

Quasiment toutes les villes que traverse cet itinéraire, certifié en 2010, étaient très connues dès l’Antiquité pour l’utilisation thérapeutique de sources chaudes ; leur apogée est survenu en même temps que le développement du chemin de fer ; de nouveaux traitements médicaux voyaient aussi le jour. La société qui s’y côtoyait favorisait, de la même façon, les échanges culturels, tout en donnant une véritable tendance qui perdure encore un peu de nos jours ; ces villes ont ainsi favorisé la paix, la coopération, la créativité, en s’efforçant de protéger l’environnement construit et le milieu naturel. Chaque ville thermale possède donc sa personnalité, son style, son architecture emblématique, ses pratiques de cure, les propriétés curatives spécifiques de ses eaux, ce qui représente une véritable richesse européenne.

Cet itinéraire est composé de villes thermales dans 18 pays membres du réseau : Allemagne, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Croatie, Espagne, Estonie, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Pologne, Portugal, République tchèque, Turquie et Royaume-Uni.

En France, les villes concernées par l’itinéraire sont : Le Mont-Dore, Châtel-Guyon, La Bourboule, Bagnoles-de-l’Orne, Luchon, Cauterets, Enghien-les-Bains, Evian-les-Bains.

Actuellement encore, ces villes narrent notre histoire européenne, notamment au travers d’événements artistiques et culturels.

Une autre reconnaissance vient de voir le jour, fin juillet 2021, grâce à l’inscription au Patrimoine de l’UNESCO de 11 villes, fleurons du thermalisme européen ; sept pays avaient, de conserve, déposé ce dossier d’inscription pour onze de leurs villes : Bad Ems, Baden-Baden, Bad Kissingen (Allemagne) ; Baden bei Wien (Autriche) ; Spa (Belgique) ; Vichy (France) ; Montecatini Terme (Italie) ; Bath (Royaume-Uni) ; Franzensbad, Karlovy Vary, Marienbad (République tchèque).

Le Comité du Patrimoine a reconnu la valeur universelle de ces villes, bien différentes mais qui « se sont développées autour de sources d’eau minérale, qui ont été le catalyseur d’un modèle d’organisation spatiale dédié aux fonctions curatives, thérapeutiques, récréatives et sociales ».

 Sources :

 

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *