Prix de littérature de l’Union européenne

© Prix littérature de l’UE

Lancé par la Commission européenne en 2009, ce prix[1] (EUPL[2]) fonctionne sur un cycle de trois ans ; le premier cycle s’est déroulé de 2009 à 2011, le deuxième de 2012 à 2014, le troisième de 2015 à 2017. En 2018, le prix a célébré ses dix ans avec un concours de nouvelles destiné aux 108 gagnants[3]. Le quatrième cycle a lieu de 2019 à 2021.

Chaque année, ce prix récompense un auteur dans un tiers des 41 pays participant au programme Europe créative[4]. En 2021, ont été retenus : Albanie, Arménie, Bulgarie, Islande, Lettonie, Malte, Moldavie, Pays-Bas, Portugal, République Tchèque, Serbie, Slovénie, Suède et Tunisie.

Objectifs du prix

Ce prix vise à :

  • reconnaître les meilleurs auteurs émergents d’Europe ;
  • aider les auteurs à atteindre un lectorat plus large, en-dehors de leur pays, voire hors d’Europe ;
  • montrer la diversité littéraire européenne ;
  • promouvoir le monde du livre : édition, traduction, circulation en Europe et au-delà.

Des critères précis doivent être respectés : l’auteur doit avoir publié de  deux à quatre œuvres de fiction et être citoyen de l’un des pays participants ; le livre pour lequel le prix est décerné doit être le dernier ouvrage de l’auteur publié au cours des 18 derniers mois.

Organisation

Ce prix est actuellement organisé par un consortium composé de la Fédération européenne et internationale des libraires (EIBF), de la Fédération des associations européennes des écrivains (FAEE/EWC) et de la Fédération des éditeurs européens (FEE).

L’EIBF, association internationale sans but lucratif, de droit belge, représente les associations de libraires en Europe et dans le monde entier, soit plus de 50 000 libraires dont elle défend les intérêts.

La FAEE, association internationale sans but lucratif enregistrée en Belgique en 2006, fédère 41 associations nationales d’écrivains et traducteurs professionnels dans 27 pays comprenant des membres de l’UE ainsi que la Biélorussie, l’Islande, la Norvège, la Suisse, la Turquie et le Monténégro, soit 31 langues d’écriture et 150 000 auteurs, tous genres confondus. La FAEE défend les intérêts professionnels de ses membres dans les contextes économique, politique et juridique, ainsi que leur adéquation avec la politique culturelle et sociale.

La FEE, association sans but lucratif fondée en 1967, représente 28 associations nationales d’éditeurs de livres de l’Espace économique européen (EEE)[5] ; elle défend les éditeurs lors de discussions et de négociations avec les institutions européennes à propos, par exemple, de la législation sur les droits d’auteur, la société de l’information et la fiscalité.

Financement

Le prix est financé par le programme Europe créative qui cherche à atteindre trois buts principaux : promouvoir la mobilité transfrontalière de ceux qui travaillent dans le secteur culturel, encourager la circulation transnationale de la production culturelle et artistique et nourrir le dialogue interculturel.

Sources :


[1] Ce prix ne doit pas être confondu avec le Prix européen de littérature disparu en 2015.

[2] En anglais European Union Prize for Literature (EUPL).

[3] 36 lauréats issus de 26 des pays concernés y ont participé. Cinq auteurs ont été primés dans quatre catégories différentes : jury professionnel, vote du public, membres du Parlement européen et mention spéciale pour l’Année européenne du patrimoine culturel.

[4] Le soutien au secteur littéraire est apporté par ce prix mais aussi par le plan pour la Traduction Littéraire ; la nouvelle programmation 2021-2027 est consultable en ligne.

[5] Cet espace comprend les 27 pays de l’UE ainsi que l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège.

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